©Rachid Koraïchi - Photo Ferrante Ferranti - Image Courtesy October Gallery, London
©Rachid Koraïchi - Photo Ferrante Ferranti - Image Courtesy October Gallery, London

RACHID KORAÏCHI
Né à Aïn Beda (Algérie) en 1947, Rachid Koraïchi vit et travaille en France. Il a d’abord étudié à l’Institut des Beaux-Arts et à l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts en Algérie avant de venir continuer ses études en France à l’École Nationale des Arts Décoratifs et à l’École d’Urbanisme de Paris. Les explorations de Koraïchi dans l’art de la sculpture utilisent une variété impressionnante de matériaux et de modes, comme en témoignent ses installations avec céramique, textiles, métaux divers, ses peintures sur soie, papier ou toile. Son oeuvre manifeste une fascination constante pour les signes de toutes sortes, qu’ils soient réels ou imaginaires. Empruntant au départ aux beautés complexes de la calligraphie arabe, son oeuvre utilise symboles, signes et chiffres empruntés à toute une gamme de langues et de cultures autres. Qu’il se soit inspiré des intuitions numérologiques des cultures antiques ou de ses idéogrammes chinois inventifs et imaginaires qui donnent l’impression de partager des formes similaires, l’oeuvre de Koraïchi intègre et ordonne ces différentes strates de signes dans une description merveilleuse du monde qui nous entoure.

Rachid Koraïchi a été sélectionné pour une exposition itinérante internationale, intitulée Le Siècle court, aux 47e et 49e Biennales de Venise, de même que pour l’exposition Le Mot fait Art (Word Into Art) au British Museum en 2006.
Bien que son esthétique soit profondément ancrée dans le Maghreb, Rachid Koraïchi est un artiste international qui parle à un public mondial. Il a participé à de nombreuses expositions internationales, et son oeuvre figure dans d’importantes collections publiques et privées, telles que celles du British Museum (Londres), du National Museum for African Art (Washington), et du Museum of Islamic Arts (Doha). En 2010, il a présenté des oeuvres dans l’exposition Isla (Islam) proposée par le Centro Cultural Banco do Brazil et à la Haus de Kunst de Zurich pour l’exposition The Future of Tradition - The Tradition of Future. Reconnaissance suprême, sa remarquable installation Path of Roses (le chemin de roses) a été exposée aux Emirates Palace en mars 2011 à l’occasion du festival d’Abu Dhabi et un catalogue exhaustif de l’oeuvre en a accompagné l’exposition. Rachid Koraïchi a remporté le prix Jameel au Victoria and Albert Museum (Londres) en septembre 2011.


© October Gallery, Londres,
traduit de l’anglais par Isabelle Métral.

 

Plasticien de la revue Bacchanales :

N°49 "Tous azimuts, poésie et sciences" > ici

 

 

©Amin Khan
©Amin Khan

AMIN KHAN
Né le 18 octobre 1956 à Alger. Son premier recueil de poèmes, Colporteur, est publié à Alger en 1980. En 2012, le 1er Prix Méditerranée de poésie Nikos Gatsos, ainsi que le Prix François Coppée de l’Académie française lui sont attribués pour Arabian blues. Parmi ses publications : Rhummel (Editions APIC, 2014).


Publication(s) dans la revue Bacchanales :

N°51 "Sur la guerre et la paix" > ici

©Amin Khan
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ZARINA KHAN
Après avoir appris son métier avec Ingmar Bergman, Peter Brook, Andréas Voutsinas, Philippe Adrien, Zarina Khan est auteur (sociétaire adjoint de la SACD) et metteur en scène de 50
créations théâtrales, auteur de 14 scénarios, réalisatrice de 10 films, philosophe, créatrice de la méthode « Ateliers d’écriture et de pratique théâtrale Zarina Khan © » et du réseau national et international de ces ateliers. Elle applique cette méthode dans des situations de conflits (Sarajevo, Beyrouth en guerre) et de tensions (quartiers dits difficiles, jeunes en rupture), ce qui
lui vaut en 1995 d’être nommée experte pour la Paix par l’Unesco, et en 2005 d’être nominée au Prix Nobel de la paix.